La théorie de la petite fille parfaite
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« Si on pouvait avoir juste des petites Catherine dans toutes nos classes… »
C’est le genre de commentaire que mes profs répétaient, de la maternelle jusqu’à la fin du secondaire.
J’étais sage.
Douée à l’école.
Responsable.
Toujours portée à aider.
Bref, j’étais une “bonne petite fille”.
Très tôt, j’ai appris à me définir dans cette dynamique-là.
Les bonnes notes.
Les bons bulletins.
Les bons commentaires.
Les félicitations.
La fierté dans les yeux de mes parents.
Et tranquillement, je suis devenue mes accomplissements.
Catherine, ce n’était plus vraiment une personne.
C’était des résultats.
Des notes.
Des comportements.
Des attentes rencontrées.
On demande quelque chose à la petite fille.
Elle l’accomplit.
On la récompense.
On lui donne de l’attention, de l’affection, de la validation.
C’est tellement pratique pour les adultes, les parents, les professeurs, une petite Catherine parfaite.
Alors je me pose la question :
Et si on apprenait ainsi à beaucoup de petites filles, donc à beaucoup de futures femmes, futures professionnelles, à devenir avant tout de très bonnes exécutantes?
Et si, en plus, on leur enseignait les comportements qu’on attend d’elles :
Ne pas trop déranger.
Ne pas trop déplaire.
Ne pas trop risquer.
Rester sages.
Rester dociles.
Rester “aimables”.
Le problème, c’est que les rôles de direction demandent souvent exactement l’inverse.
Ils demandent de penser de façon stratégique, pas seulement d’exécuter.
De structurer, pas seulement de performer.
De décider.
De trancher.
De prendre des risques.
Et oui, parfois, de déplaire.
Mais quand toute ta valeur a longtemps reposé sur ta capacité à bien faire ce qu’on attend de toi, comment tu apprends à sortir de ce schéma-là?
Comment tu développes une posture de leader quand on t’a récompensée, pendant des années, pour ta capacité à être irréprochable, utile et facile à gérer?
Comment tu apprends que déplaire ne veut pas dire échouer?
Que prendre de la place ne veut pas dire être arrogante?
Que diriger ne veut pas dire cesser d’être une bonne personne?
C’est peut-être là, une partie du problème.
Peut-être que la petite fille sage et parfaite n’est pas naturellement destinée à rester dans des rôles d’exécution.
Qu’elle a de grandes ambitions, le désir de devenir une leader, de prendre des risques.
Mais comment renverser la vapeur si elle a développé, très tôt, tous les réflexes qui rendent plus difficile l’accès à des rôles plus structurants?
Et si avant de se demander pourquoi il y a encore si peu de femmes dans les postes de direction, on se demandait ceci :
Qu’est-ce qu’on apprend exactement aux petites filles à considérer comme étant leur valeur?
Cet article est adapté d’une publication partagée sur le compte LinkedIn de Catherine.
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