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Le bilan de Catherine, Directrice générale chez NOPé

Auteur : Catherine Sauvageau

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Publié

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Temps de lecture 2 min

NOPé aura 5 ans cette année.


En cinq ans, l’entreprise a évolué, et moi aussi.


Ce qui a commencé comme un projet en pleine pandémie est devenu, au fil du temps, un engagement à temps plein, puis une entreprise dont je suis aujourd’hui actionnaire.

J’ai déjà publié ici, de façon spontanée, sans jamais vraiment prendre le temps de partager mes réflexions, mon quotidien ou mes défis.

Le cap des cinq ans est le bon moment pour prendre du recul. Le bilan s’impose.

1. L’humilité et la confiance

Prendre pleinement ma place chez NOPé m’a confrontée à quelque chose d’inconfortable : accepter que je ne sois pas la meilleure dans tout.

Au début, j’avais le réflexe de vouloir comprendre chaque détail, valider chaque décision, parfois même faire moi-même. Pas par manque de confiance envers l’équipe, mais parce que je croyais que c’était ça, être une bonne dirigeante.

Avec le temps, j’ai compris que vouloir tout maîtriser était surtout une façon de me rassurer.

NOPé est mieux servie par des gens spécialisés, talentueux, passionnés par leur champ d’expertise. Des gens qui font leur métier infiniment mieux que moi.

Mon rôle n’est pas d’être la meilleure technicienne, la meilleure exécutrice. Il est d’assurer la cohésion.

Je pense souvent au chef d’orchestre. Il ne joue d’aucun instrument. Pris isolément, son rôle peut sembler abstrait. Pourtant, sans lui, il n’y a pas d’ensemble.

Accepter ce rôle demande de l’humilité. Et surtout, beaucoup de confiance.

Confiance envers l’équipe. Et confiance en moi.

Être entourée de gens brillants ne m’enlève rien. Au contraire, c’est peut-être la plus grande preuve que je m’assume pleinement.

2. Les intérêts de l’entreprise avant mon besoin de plaire

J’ai longtemps évité les conversations difficiles.

Remettre en question. Confronter. Recadrer.

Pas par manque de clarté. Mais parce que ces situations m’inconfortaient.

Et que je savais qu’en les abordant, je risquais de déplaire.

Pendant un moment, j’ai confondu harmonie et leadership.

Puis j’ai réalisé que vouloir plaire était parfois une façon de me protéger, pas de protéger l’entreprise.

En tant que dirigeante, je suis la défenseure des intérêts de NOPé.

Et ces intérêts doivent passer avant mon confort personnel.

Éviter une discussion peut préserver une relation à court terme.

Mais ça peut fragiliser l’entreprise à long terme.

Apprendre à dire les choses, même quand elles sont inconfortables, a été un vrai tournant : faire ce qui est nécessaire pour l’entreprise, même si ça déplaît.

3. Choisir le chaos organisé

Avant NOPé, j’occupais un rôle clair, structuré, prévisible.

Les attentes étaient définies.
Les paramètres connus.
Le cadre rassurant.

Aujourd’hui, mon quotidien est tout sauf linéaire.

Décisions rapides.
Priorités qui changent.
Problèmes à résoudre sans mode d’emploi.

Et pourtant, je préfère ça.

Ce qui est paradoxal, c’est que je suis quelqu’un de très structuré. Cartésienne.
Je déteste les changements de plan.
Je suis, de nature, plutôt rigide.

Rien, en théorie, ne me destinait à aimer l’imprévisibilité.

Et pourtant, NOPé m’a fait découvrir à quel point je suis sur mon X dans ce chaos organisé.

Parce que ce chaos-là, je le construis.
Je l’assume.
Je le dirige.

C’est dans cet environnement que je me sens le plus à ma place.

Mon bilan : cinq ans plus tard, je réalise que l’entrepreneuriat est d’abord un travail sur soi.

Cet article est adapté d’une publication partagée sur le compte LinkedIn de Catherine.
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